• Fumerolles de pensées

    Fumerolles de pensées, comme celles qui s'évaporent au-dessus d'une tasse de café imaginaire ou qui s'échappent d'une rêverie décaféinée.

  •  Ou plutôt :

    De l'intérêt des émoticônes

     

      En tant que chose élitiste et ingrate envers la modernité (c'est mon côté académicienne, voyez-vous ; et puis, j'ai toujours aimé cracher sur les réseaux sociaux...), je n'utilise pas d'émoticônes. J'utilise des smileys, mais pas des émoticônes. Les smileys sont faits de symboles (genre : :3, , =o, ê_é, etc.), les émoticônes sont de petites images, pour ceux qui ne connaissent pas la différence.

     Je n'utilise pas d'émoticône parce que même si les smileys ne sont pas des mots, j'ai constaté qu'on en faisait un usage plus modéré (moins de listes de smileys à la suite, moins de combinaisons de smileys à la place des mots, moins de tendance à répondre par uniquement des smileys, etc.), et qu'en plus, les gens que j'apprécie le plus utilisent des smileys, et pas des émoticônes. (C'est ce que j'appelle dans ma tête la politique de smileys : en fonction des smileys (ou émoticônes) que vous utilisez, je peux deviner très rapidement si nous sommes faits pour nous entendre ou non. Un de ces jours, je vous expliquerai comment ça marche.)

     

     Enfin, là n'est pas le sujet. Je n'aime pas les émoticônes et j'en utilise très peu (exception faite d'une ou deux conversations WhatsApp où tout le monde en utilise et où j'ai fini par m'y mettre par mimétisme ; mais en dehors de ça, vous ne me verrez jamais en mettre). Et je n'en ai jamais vraiment compris l'intérêt, jusqu'au jour où, sur WhatsApp justement, j'ai eu l'idée de faire des rébus avec. On prend rapidement le coup, et on s'amuse bien cinq ou dix minutes comme ça. Bon, on finit vite par se rendre compte des limites (il n'y a pas de raie, pas de phacochère (alors qu'il y a un suricate : comment fait Timon sans Pumba ?!), pas toutes les lettres de l'alphabet, il manque plein d'objets, de plantes, d'animaux, de paysages...), et puis parfois on finit par s'accommoder un peu avec la réalité (on va dire que ce cheval est un âne). Il n'empêche que ça m'a bien divertie, alors, à vous de vous amuser un peu :

    (par ordre de difficulté croissante... Courage !)

     

    Courage !
    Celui-là c'est pour vous échauffer...

     

     

    Eh non, pas tout à fait... 
    Eh non, la réponse n'est pas Je te barre vachebulle, mais c'était bien tenté...

     

    Eh oui, c'est pas facile, les rébus... :P
    Allez, vous devriez prendre le coup (même si je concède qu'en effet, les rébus ne sont pas toujours faciles) !

     

    Tut tut tut, je ne vais quand même pas vous donner la réponse aux rébus à chaque fois !!
    Un peu de poésie pour passer au niveau supérieur, mais vous pouvez vous en sortir !

     

    --
    Un indice : Verlaine.

     

     

    --
    Et le boss final ;)

     

     Je ne vous donne pas les réponses, mais n'hésitez pas à donner vos hypothèses en commentaire ! (ou à partager vos propres rébus...)


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  •  Une anecdote sur la bien-pensance, comme une ouverture d'une réflexion que je devrais écrire un jour (mais plus tard, peut-être, si j'en ai le courage).

     

     C'est une amie qui me l'a racontée, et je crois que cette amie la tient elle-même d'une autre amie que je ne connais pas (mais qui l'a vécue, pour le coup). Mais qu'importe, la source de cette anecdote, tout comme le nom de la protagoniste, ne sont pas nécessaires. Sachons simplement que la protagoniste se baladait, en mars ou en avril 2017, dans le 16ème arrondissement de Paris (oui, c'est cliché), et que c'est alors qu'un militant des Républicains l'a accostée pour lui refiler un tract pro-Fillon.

    - Ah, non, désolée, ça ne va servir à rien, déjà je suis de gauche, et puis en plus, élire un type qui a profité de l'argent public pendant des années, non merci.

    - Ah.... Je vois, vous êtes bien-pensante, vous !!

    - Bien-pensante ? Evidemment que je suis bien-pensante, vous croyez quoi ? Vous êtes mal-pensant, vous, peut-être ? Qui voudrait mal penser ?

     

     Lorsqu'on m'a raconté ça, j'ai beaucoup ri. Et puis, j'y ai réfléchi, et finalement, je crois que plus qu'une anecdote, on pourrait presque en faire une fable ; car il y aurait beaucoup de réflexions qu'on pourrait en tirer.


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  •  Parce qu'être exigeant envers soi-même, c'est se donner les moyens de réussir. C'est pas moi qui le dit, c'est ma typographie (oui, bon, du coup, c'est moi).

     

    Là, y a marqué "exigence"

    Et là, y a marqué "réussite" !

     Elles sont rigolotes, mes petites lettres, non ? Non ? :(


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  •  En faisant mes courses, je me suis retrouvée, dans le rayon Hygiène Féminine, face à une pénurie de mes serviettes hygiéniques Always habituelles (promis, je ne suis pas payée par la marque pour caser ce nom).

     

     Avant d’enchaîner sur tout autre propos, mon code de déontologie journalistique mon goût pour les détails non-nécessaires (qui par ailleurs est à la source de cet article, au cas où vous ne l’auriez pas encore deviné) m'impose d'émettre ces quelques réflexions à propos de la marque Always.

     Premièrement, j'ai pour habitude de la choisir depuis plusieurs années, parce qu'elles sentent super-bon (probablement un peu trop, pour des serviettes hygiéniques), et que j'adore sentir leur odeur avant de les mettre. Vraiment, ça pourrait faire un parfum pour femmes (sauf que si ce parfum existait, les personnes qui le porteraient se prendraient des remarques du genre Ouah, ton parfum il me fait penser à mes serviettes hygiéniques, ce qui, admettons-le, n'est pas très glamour).

     Deuxièmement, je prends les vertes et les bleu turquoise (mais les bleu turquoise sont les plus belles, et comme en plus elles ont des petites attaches à mettre sur les côtés de la culotte, c'est plus pratique, ça évite les tâches, donc sur tous les plans ce sont mes préférées par rapport aux vertes, mais ne me demandez pas pourquoi, j'achète aussi les vertes quand même). Je prends toujours les vertes et les bleu turquoise (en plus en général elles se vendent par paquets de plusieurs paquets (oui, paquet-ception)). Question d'habitude.

     Troisièmement, il y a quelques années j'étais tombée sur une publicité sympa (vous savez, celle qui s'appelait « Comme une fille » : si vous ne connaissez pas, allez voir), qui, oui, était faite pour donner une bonne image de la marque, mais c'était une publicité que j'aimais bien ; d'ailleurs, j'ai toujours pensé qu'il faudrait un jour que je vous fasse un article sur les publicités, mais j'ai toujours eu la flemme. Enfin, en tous cas, pour celle-là, c'était une publicité féministe et toute cool, et comme je l'aimais bien je ne la zappais pas. J'aime bien reconnaître aux bonnes publicités leurs qualités et ne pas les zapper par conséquent.

     Quatrièmement, c'est rigolo comme marque, Always, parce que ça me fait penser à Harry Potter, évidemment (si, cette fois-ci, vous savez ! – After all this time ? – Always.). Et, à propos du lien incongru entre des serviettes hygiéniques et l'un des passages les plus chargés d'émotions de Harry Potter : j'aime bien, quand cette réplique de Harry Potter ressort, au détour d'une conversation, rajouter « Comme les serviettes hygiéniques ! », par humour. Et vice-versa, je ressors la réplique quand on parle des serviettes hygiéniques... D'ailleurs, si j'étais la marque, je crois que je détournerais ce passage pour en faire une publicité. Non ? Je suis la seule à trouver que ça serait marrant ?

     Et cinquièmement, bien qu'étant étudiante, et donc économe à tout va, je persiste à acheter des serviettes hygiéniques de marque, parce que je considère que ce n'est pas un luxe que d'avoir des serviettes hygiéniques confortables (ou tout du moins le moins inconfortables possible). Rappelons qu'avoir ses règles une semaine par mois, ça fait 3 mois par an, et donc 10 ans en 40 ans, ce qui est quand même pas mal, et semble justifier que je puisse accorder de l'importance au choix de mes serviettes hygiéniques.

     D'ailleurs, à propos de cette importance des serviettes hygiéniques : j'ai appris récemment que dans les kits de dignité à 7€ (vous savez, les kits distribués aux gens dans des camps de migrants et autres, pour assurer leur dignité quoi, avec brosse à dent, savon, ce genre de trucs), il y avait un rasoir, mais pas de serviettes hygiéniques. On comprend qu'il soit important pour un homme (ou même une femme) d'avoir un rasoir, néanmoins (et a fortiori quand on parle de dignité), il me semble assez absurde de ne pas proposer de serviettes hygiéniques aux femmes (je m'adresse à la population féminine : préféreriez-vous avoir un rasoir, ou des serviettes hygiéniques ?). C'est, je crois, à cause de cette tendance de la société à faire comme si les règles et tout le bordel qui les accompagne n'existaient pas (on ne parle pas de ce genre de sujet en public, comprenez-vous), dont les symptômes, maintenant que j'ai remarqué cette tendance, me posent de plus en plus problème : ça va de la honte des filles au lycée lorsqu'on voit des serviettes hygiéniques dans leur sac (ou honte quand au contraire elles n'en ont pas et doivent aller en demander à d'autres filles, et par là même admettre qu'elles ont leurs règles) au logement sans poubelle dans les toilettes/la salle de bain, choses qui sont là anodines, mais on a bien vu plus haut que c'est complètement stupide, de concevoir un kit de dignité en oubliant d'y mettre des serviettes hygiéniques pour les femmes (et ce sont tous des problèmes liés au fait qu'on a tendance à faire comme si les règles n'existaient pas, et donc à oublier vraiment qu'elles existent, parfois).

     

     Voilà, donc, bien que n'étant pas une fanatique des serviettes hygiéniques Always, j'avais cette habitude d'acheter des serviettes hygiéniques de la marque Always, et je me suis retrouvée, là, dans le rayon Hygiène féminine, sans serviette hygiénique de la marque Always (bon, en fait, si, il y avait d'autres serviettes hygiéniques de la même marque, mais ce n'étaient ni les vertes ni les bleu turquoise, et par conséquent ce n'étaient pas les mêmes épaisseurs, donc dans ma tête, c'était tout pareil, il n'y avait pas mes serviettes habituelles, quoi).

     J'ai donc (oui, le dénouement arrive déjà, directement après exposition du problème (et des digressions qui en ont (un peu trop) découlé)) hésité longuement, en regardant les épaisseurs, couleurs, marques et prix de chaque paquet exposé sous mes yeux, avant de finalement, en l'espace de 2 secondes, me décider pour une boîte au pif (oui, je sais, c'était bien la peine d'hésiter et de réfléchir).

     

     J'aurais très bien pu arrêter mon article là, et vous parler de l'absurdité d'hésiter entre plusieurs boîtes de serviettes hygiéniques juste parce que celle dont on a l'habitude n'est pas présente, et d'y réfléchir avant de finalement prendre une boîte au pif. Il y aurait sans doute eu assez pour méditer sur l'absurdité de la vie et du con-su-mé-risme (articulez bien s'il vous plaît, c'est un mot sé-ri-eux).

     Mais voyez-vous, ma vie pleine d'aventures ne s'arrête pas là. Car quand je suis arrivée chez moi, j'ai ouvert cette fameuse boîte de serviettes hygiéniques (il s'est avéré que c'étaient des Nana, nom qui est moins rigolo, moins raffiné, et qui me fait penser soit à Tom-Tom et Nana, soit à Nana de Zola, ce qui prouve que je maîtrise tous les domaines de la littérature, ou presque). Comme je viens de le dire entre parenthèses, c'étaient des Nana. Je n'avais, jusque-là, de mémoire, utilisé des Nana qu'une seule fois, lorsque j'avais eu mes premières règles, en vacances en Italie (youhouh). Je n'en avais pas gardé un souvenir particulier, elles étaient mieux que les Carrefour, dont je ne suis vraiment pas fan, mais elles ne sentaient pas comme les Always (dont j'ai expliqué plus haut que c'était l'atout principal).

     J'ai donc pris une serviette hygiénique Nana, et je l'ai ouverte pour pouvoir l'enfiler (enfin, vous m'avez comprise). Et c'est là que j'ai eu une révélation (enfin, pas vraiment, mais sur le coup, ça m'en a presque fait l'effet) : car la serviette hygiénique avait un sens. Comprenez qu'il y avait un devant et un derrière, je devais positionner ma serviette en mettant une extrémité précise sur le devant de ma culotte, et l'autre extrémité sur le derrière.

     

    Bon, je n'ai pas réussi à trouver une photo d'une serviette hygiénique Nana, mais voici une représentation d'une serviette hygiénique, pour ceux qui éventuellement ne sauraient pas à quoi ça ressemble. Les ailes, là, sur le côté, y en a pas toujours, mais quand y en a c'est top, parce que ça se colle sur le dessous de la culotte et du coup ça l'entoure et ça évite les tâches sur le côté, vous voyez ? Même si ça colle et que quand c'est mal collé ben c'est quand même bien relou, pour tout un tas de raisons compliquées à expliquer dans une description d'image qui est censée être courte.

    (Ça y est, je suis parée pour pouvoir écrire Les serviettes hygiéniques pour les nuls, je pense.)

     

     Mes serviettes Always n'avaient jamais de sens, on pouvait les positionner dans les deux sens. Mais devinez quoi ? J'ai toujours eu ce réflexe de regarder, de jeter un coup d’œil ne serait-ce que pendant un dixième de seconde pour vérifier que je ne mettais pas potentiellement ma serviette hygiénique à l'envers.

     Je crois que, dans un petit coin de ma tête, ça m'a toujours un peu perturbée de ne pas avoir d'indication à propos du sens, comme si, du coup, je risquais de mettre ma serviette hygiénique à l'envers. En fait, maintenant que j'ai essayé une serviette hygiénique Nana, je réalise que c'est probablement parce que c'est la marque que j'ai portée en premier dans ma vie, et que mes premières serviettes hygiéniques devaient avoir un sens ; inconsciemment, j'avais intégré le fait que les serviettes hygiéniques avaient un sens. Pendant des années, en enfilant des Always, je cherchais un sens, parce que pour moi, il devait y en avoir un.

     Pourtant, là, en découvrant que la serviette hygiénique que je venais de déballer (oui, parce que les serviettes hygiéniques sont emballées, et même qu'il faut garder l'emballage pour pouvoir ré-emballer la serviette hygiénique usagée avant de la jeter ; et même qu'il y a des emballages ultra-sophistiqués et tout, en fonction des marques*), j'ai trouvé que c'était bizarre, quand même, de mettre un sens aux serviettes hygiéniques : après tout, elles n'en ont pas vraiment besoin...

     (Oui, je vous raconte que j'ai été perturbée toute ma vie parce que les serviettes hygiéniques que j'utilisais n'avaient pas de sens, puis je conclus en disant que le jour où je découvre une serviette hygiénique avec un sens, je suis encore plus perturbée. Moquez-vous si vous voulez...)

     Et puis, je me dis que quand même, c'est stressant d'utiliser des serviettes hygiéniques qui ont un sens, car cela crée la possibilité de se tromper de sens (et alors, que pourrait-il donc se passer ?). D'un autre côté, quand il n'y a pas de sens, j'ai parfois peur qu'il y en ait un quand même, et que je me trompe, donc ce n'est pas mieux.

     Et puis, au moment où j'étais en train de peser le pour et le contre à propos du sens des serviettes hygiéniques (ce qui, admettons-le, est d'une importance cruciale), j'ai soudain réalisé que si ma serviette hygiénique avait un sens, c'était que quelqu'un, derrière, genre, un(e) scientifique ou un(e) ingénieur(e), avait réfléchi à ça, et avait conçu le sens de ma serviette hygiénique ainsi que toute ma composition. Je me suis demandé ce que ça devait faire, d'avoir comme métier la conception du sens des serviettes hygiénique, et ça m'a paru tellement absurde que j'ai ri. (Voilà, et ça me semble faire une bonne fin d'article, ça.)

     

    * Oui, donc, à propos des emballages de serviettes qu'on peut réutiliser pour ré-emballer les serviettes (qui ne font en fait qu'un pauvre aller-retour, de l'emballage à la culotte, puis de la culotte à l'emballage, du coup), je vous ai fait un classement commenté des marques que j'ai testées en prenant l'emballage comme critère : en n°1 arrive la marque Nana, avec un emballage ultra-sophistiqué qui permet de vraiment bien ré-emballer la serviette, et même que y a un mini-mode d'emploi sur l'emballage pour que vous compreniez comment bien ré-emballer votre serviette et bien refermer après, et même que j'ai dû lire le mode d'emploi deux fois pour être sûre de bien comprendre ; en n°2 arrive la marque Always (comme dans Harry Potter, vous savez...) dont l'emballage contient un petit autocollant pour refermer l'emballage après y avoir mis la serviette usagée ; et en n°3 arrive la marque Carrefour, qui n'a rien prévu pour qu'on réutilise les emballages afin de ré-emballer les serviettes : mais ça marche quand même, alors...


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  •  Il y a un an, je vous racontais les déboires d'une jeune étudiante perdue à Picard entre deux boîtes de hachis parmentier. Entre temps, j'ai appris à faire du hachis parmentier maison, et croyez-moi, c'est bien meilleur.

     (Bon, j'ai un peu improvisé, alors voici ma recette de mémoire, mais il se peut qu'elle soit améliorable. Dans le doute, suivez votre instinct et adaptez à votre sauce.)

     

     Ingrédients :

    • 200 g de pommes de terre par personne
    • 1 steak haché par personne
    • 1 tomate pour 2 personnes
    • 1 demi-oignon pour 2 personnes (et des lunettes de plongée pour protéger vos yeux)
    • 1 gousse d'ail pour 2 personnes (la gousse d'ail, c'est le petit morceau, pas le gros groupe de petits morceaux, hein)
    • De l'huile d'olive (mais de l'huile de tournesol fera l'affaire)
    • De la crème fraîche (parce que la crème chaude c'est nul)
    • Un peu de noix de muscade (pour faire genre que c'est de la cuisine fine)
    • Accessoirement, du fromage râpé ou du parmesan
    • et obligatoirement, un grand sourire (parce que si vous ne souriez pas, je ne vois pas pourquoi vous vous embêteriez à faire un hachis parmentier, franchement...)

     

     Recette :

    • Épluchez vos oignons (de préférence, trouvez un petit frère ou une petite sœur qui puisse faire ça à votre place, mais munissez-le/la de lunettes de piscine, ça lui évitera de pleurer.  Note : les lunettes de piscine sont toujours utile quand vous cuisinez des oignons.). Épluchez vos patates, puis coupez-les en dés (le ou la minus peut très bien faire ça aussi).
    • Faites décongeler, mais pas cuire, vos steaks hachés au micro-onde (750 Watts, 30 secondes par steak en moyenne, je crois). Pendant ce temps-là, épluchez vos gousses d'ail, puis hachez-les très finement. (Hey, c'est des gousses d'ail, cette fois-ci vous pouvez bien les éplucher vous-mêmes.)
    • Mettez un peu d'huile dans votre poêle (à feu moyen), puis quand l'huile est chaude, faites revenir vos oignons dedans pendant, genre 5 minutes (à feu doux cette fois-ci). Puis rajoutez vos hachures de gousse d'ail, et faites revenir encore 5 minutes (ou moins si vous avez la flemme d'attendre).
    • Là, normalement, votre minus a fini d'éplucher les pommes de terre et de les couper en dés (si votre minus avait fini d'éplucher et de couper les patates avant, faites cette étape avant). Passez-les un coup sous l'eau pour les laver, puis faites les cuire environ 10 minutes dans de l'eau bouillante. (Enfin, faites-les cuire quoi.) N'oubliez pas de saler l'eau.
    • Mettez vos steaks hachés dans votre poêle, puis massacrez-les : avec une spatule, maintenez votre steak haché plaqué contre la poêle, et avec l'autre, tapez dessus jusqu'à ce qu'il se casse en plein de petits morceaux (qu'il soit un steak haché haché, quoi). Retournez votre steak haché régulièrement pour le massacrer des deux côtés.
    • Pour éviter que votre minus ne soit traumatisé par ce massacre de steak haché, occupez-le en lui donnant les tomates. Qu'il les coupe en petits dés (et qu'il enlève le vilain truc vert, là, ça ne se mange pas).
    • Une fois vos steaks hachés réduits en fins morceaux, rajoutez les petits dés de tomate et laissez à feu très doux le temps de faire le reste. Dites à votre minus de surveiller ça, ça ne demande aucune compétence encéphalique.
    • Pendant que votre minus touille vaguement ce qu'il y a dans la poêle, prenez les patates et écrasez-les pour en faire de la purée (oui, la cuisine, c'est violent) avec ce que vous avez comme ustensile à portée de main (ma maman a un truc pour ça, mais je ne sais pas comment ça s'appelle, alors débrouillez-vous). Écrasez à votre goût (ou selon la fatigue de vos muscles...), selon comment vous aimez votre purée (très liquide ou un peu épaisse).
    • Puis rajoutez de la crème fraîche un peu au pif (je dirais 1 cuillère à soupe par 200 g de patates, mais je dis ça totalement au pif, alors improvisez). Puis rajoutez un tout petit peu de noix de muscade pour avoir l'air raffiné.
    • Balancez tout ce qu'il y a dans votre poêle dans un plat. Puis étalez de façon à ce que ce soit réparti de façon homogène. Balancez ensuite par-dessus votre purée, puis étalez de façon à ce que ce soit réparti de façon homogène (vous avez vu, j'ai dit quatre fois le mot façon en deux phrases).
    • Là vous avez le choix : soit vous rajoutez votre fromage pour gratiner, soit vous prenez une fourchette et vous faites des rainures dans votre purée pour qu'elle grille légèrement (faites des dessins, histoire que ça soit artistique, bordel).
    • Enfin, vous enfournez à, euh, disons 180°C pendant 20 à 25 minutes. Eventuellement, les 5 dernières minutes, vous faites griller le dessus avec l'option Grill du four (ça doit sûrement exister, les fours ont des tonnes d'options de nos jours). Improvisez un peu comme vous le sentez.
    • Sortez le plat du four, et servez (n'oubliez pas d'en donner un peu à votre minus qui l'a quand même bien mérité). Vantez-vous de ce superbe hachis parmentier, et précisez bien que vous avez pris la recette sur Internet, mais que vous avez adapté avec votre talent (ce qui est vrai), ou bien que vous l'avez inventée par vous-mêmes (ce qui est faux). De toute façon, je ne viendrai pas vérifier.
    • (N'oubliez pas de déguster, aussi.)

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  •  Histoire de faire comme si j'étais active et postais des articles...

     

     Noël approche, et l'admin de Webidev (vous savez, le site dont je vous ai parlé y a quelques articles : si vous ne savez pas, allez voir) m'a demandé de l'aider à créer des icônes pour faire une espèce de calendrier de l'avent avec des surprises (la case de chaque jour n'étant pas accessible en un lieu fixe mais apparaissant aléatoirement sur le site, histoire de pimenter le jeu). Comme je n'ai pas masse de temps, j'ai réalisé 44 icônes-minute (c'est-à-dire 8 icônes déclinées en différentes couleurs de Noël), en chopant des motifs sur une banque d'image libre puis en retouchant rapidement à la chaîne. Comme les manip' étaient chaque fois les mêmes, j'ai mis entre 30 secondes et 2 minutes par icône, ce qui me semble plutôt pas mal (après, il y a aussi le temps de trouver les motifs et de les enregistrer). Du coup, c'est assez basique et pas ce qu'il y a de plus beau en la matière, mais je suis quand même plutôt satisfaite...

     

     

     Voilà, ce n'est pas très compliqué à faire et je ne tiens pas particulièrement à ces images, mais comme elles ont été conçues pour un site en particulier, j'ai mis un filigrane.

     Cela dit, rien de bien sorcier si vous voulez reproduire les icônes : il suffit d'ouvrir dans Photofiltre une image de 80x80px à remplir de la couleur souhaitée, et puis un simple « collage spécial » (« masque ») de la deuxième couleur souhaitée, un petit coup de redimension, un peu de flou puis un masque « diapositive », et pouf, le tour est joué. Joyeuse période de l'Avent !


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  •  Même si je ne suis pas une grande fan des tests de personnalités (à part le MBTI, parce que c'est le test de personnalité connu ; les autres sont en général juste un moyen de perdre son temps en période de révision sans apprendre grand-chose sur soi), cette après-midi j'ai une amie qui m'en a fait passer un en trente secondes et qui m'a bien fait rigoler, alors, voilà. Vous êtes prêts ?

     

     Le test du café (cliquez pour accéder aux résultats)

    Voilà, choisissez votre couleur, puis cliquez pour accéder au verso de la roue !

    (Pour info, le titre qui manque sur la roue des résultats est Intense.)

     

     Moi, je suis puissante et épicée (eh non, je ne suis pas décaféinée ! mais le résultat que j'ai eu me va mieux, je trouve). Ce n'était pas vraiment une couleur dont je suis particulièrement fan, mais je ne sais pas, ça m'a attiré l’œil ; et puis, puissante et épicée, ça sonne bien, j'aime bien (c'est ce que je me dis en me regardant dans le miroir, maintenant : « Décaféine, tu es puissante et épicée. »).

     Pour ceux qui veulent le faire avec la roue du site Carte Noire, c'est ici ! En revanche, les noms sont directement sur les couleurs, donc je vous conseille de vous mettre de loin pour ne pas être influencés par eux et choisir votre couleur avant de lire.

     

     Bon, et sinon, c'est juste pour s'amuser, hein. C'est rigolo de s'appliquer des descriptifs de capsules comme ça, je le referai un jour si je retombe sur une grille de saveurs comme celle-ci. (Et puis, quand même, les descriptions des cafés, ça vend du rêve...)


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  •  Ceci est la suite d'un article écrit il y a un paquet de temps (cliquez, ça vous emmènera sur l'article en question, au cas où vous ne l'ayez pas encore lu) : normalement, depuis, vous jouez au Jeu, et depuis, vous n'avez plus pensé au Jeu (sauf là, vu que vous venez de tomber sur mon article : du coup, vous avez perdu, ahah).

     C'est un jeu amusant, auquel on ne choisit pas vraiment de jouer, avec lequel on ne peut pas vraiment élaborer de stratégie. On est un peu prisonnier de nous-mêmes, avec ça : ce n'est pas possible d'être acteur de nous-mêmes dans ce jeu. Il n'y a que la possibilité d'être passif et d'espérer ne pas perdre (ce qui ne dépend pas de nous, et dépend à la limite de la bonne volonté de vos amis). C'est ça qui est si frustrant, il est impossible de contrôler quoique ce soit ; c'est à cause de ça, aussi, sans doute, que tant de personnes qualifient le concept de débile.

     En fait, ce n'est peut-être pas vraiment un jeu, puisqu'aucune marge d'action ne nous est prévue. Même lorsque l'on fait l'analogie entre la vie et le jeu, on n'a pas choisi de jouer au jeu de la vie, mais au moins on est libres d'y faire un paquet de choses, voire même d'y mettre fin, tandis que pour le Jeu, on ne peut rien y faire, sinon espérer de ne pas y penser. Et en plus, on y joue toute notre vie (cela dit, on est libre de mettre fin au Jeu en mettant fin à notre vie, mais c'est cher à payer pour mettre fin à un jeu, quand même).

     En tous cas, que ce soit un vrai jeu ou non (qu'est-ce qui définit un jeu ? mmh... je devrais peut-être faire un article sur le sujet, un de ces jours), on peut y gagner et on peut y perdre. Mais y gagne-t-on vraiment, à gagner ? Car après tout, le principe de la victoire, c'est qu'on l'ignore. Quelle est la valeur d'une victoire qu'on ne connait pas et qu'on ne peut de toute façon pas vivre (puisque dès qu'on prend conscience de la victoire, elle disparaît) ? Est-ce vraiment une victoire ?

     Lorsque l'on perd, au contraire, on sait très bien que l'on perd ; et c'est ça qui est frustrant (parce qu'on ne peut s'empêcher de perdre, et qu'on le sait parfaitement : quelque part, le Jeu nous nargue un peu). Mais il n'y a que lorsque l'on perd que l'on est conscient de jouer au Jeu. Au fond, perdre, c'est connaître la réalité et la regarder en face (notre échec avec) : la perte consiste en la prise de conscience. Est-ce que cela ne nous apporte pas plus qu'une victoire dont nous ne pouvons nous prévaloir (puisqu'elle est due à notre inconscience du Jeu, que nous pouvons en tirer aucun mérite, et certainement pas la vivre) ?

     Dans un drôle de retournement de situation, finalement, on pourrait se demander s'il ne serait pas mieux de perdre que de gagner. Mais penser tout le temps au Jeu n'a pas de sens non plus ; et il y a quelque chose d'un peu plus fade à concevoir un jeu dont le but serait d'y penser... Alors la saveur de la chose réside dans le fait de perdre, assurément (mais de l'assumer !). Rien n'est jamais donné, la conscience se paye...

     Et puis, j'aurais pu conclure mon article là, mais il y a une dernière réflexion que j'aimerais bien poser, tout de même. Parfois, il m'est arrivé de penser au Jeu comme à la mort : car pour les deux, on a l'impression d'y perdre en y pensant ; penser à la mort c'est penser au vide, c'est se retrouver réduit au petit bout de notre existence condamnée dès sa première seconde de vie à finir en néant. Penser à la mort, c'est négatif ; penser à la mort, c'est perdre. (Et puis, ça revient toujours, cette petite idée de la mort, on ne s'en débarrasse jamais, c'est comme s'il était nécessaire de penser de temps en temps C'est vrai, un jour je mourrai – ce qui ne veut pas dire pour autant qu'on l'ait réalisé pleinement, cela dit.) Tant que l'on vit sans penser à la mort, on gagne, on est vivants, sans peur, on profite. Mais au détriment de la conscience : il n'y a que lorsque l'on pense à la mort que l'on est conscient-e (écriture inclusive, bonjour*) de la vie... Penser à la mort, c'est gagner en sagesse, c'est aussi s'habituer à l'idée de mourir un jour, c'est mettre en perspective sa vie, c'est en tirer les conséquences. Si penser à la mort, c'est perdre, c'est une perte bien intéressante. On finit par tomber dans l'éternel cliché de l'inconscience joyeuse et du savoir malheureux (que j'ai tendance à considérer comme faux, cela dit en passant). Que vaut-il mieux ?

     Enfin. Cela fait quand même une sacrée réflexion, pour un jeu débile qui n'a sûrement été créé que dans le but de frustrer ceux qui y jouent. Mais ça me console un peu de penser tout ça, quand je perds. Je me fais l'illusion que ce n'est plus si grave, de perdre...

     

     *oui, donc, aucun rapport, mais j'essaye de me mettre à l'utilisation de l'écriture inclusive. Avant, je n'y pensais pas, mais là, ces derniers temps, j'ai amorcé une réflexion sur le sujet (a priori, je suis pour, mais il faut quand même que je creuse le sujet) ; et en attendant, je l'utilise.


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  •  En fouillant un vieil historique de conversation, je suis retombée sur quelques photos de couchers de soleil. Il faut dire que mes parents habitent en haut d'un immeuble aux fenêtres orientées plein ouest, et que pendant des années, tous les soirs j'ai eu le droit à de véritables éclats de couleurs et spectacles vespéraux. Je dois avoir des dizaines, peut-être des centaines de photos de ces couchers de soleil perdues dans mes archives : à chaque fois, c'est tellement beau que j'ai envie d'immortaliser l'instant (mais ça ne marche jamais, aucune photo, aussi belle soit-elle, n'est à la hauteur de la réalité crépusculaire).

     J'adore les coucher de soleil, le ciel et ses couleurs m'ont toujours fascinée. Rien n'est plus inspirant et reposant que de les regarder (et ça a longtemps composé quasiment l'intégralité de mes fameuses pauses-café-sans-café).

     

     Enfin, à défaut de poster des dizaines de photos ici, voici les trois que j'ai retrouvées dans mon historique (garanties sans retouches) :

     

     

     

     

     

     

     (C'est la dernière qui me fait penser au dernier vers d'Harmonie du soir de Baudelaire.)


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  •  Quand j'ai eu onze ans, j'ai découvert Webidev. Webidev c'était génial, parce que ça permettait de créer des "sites d'élevage" assez facilement, et surtout, de laisser libre cours à notre imagination grâce aux multiples possibilités de la plateforme (en fait, on ne faisait pas que des jeux d'élevage, mais aussi des jeux tout court, des histoires, des RPG, des forums d'écriture, etc.). Avec Webidev, j'ai appris à maîtriser un peu Photofiltre, à faire des jolis designs, j'ai découvert les bases du codage (le principe des balises, des IFs, des algorithmes, etc.). J'ai rencontré plein de gens formidables avec qui je suis devenue très proche, au fil des années. J'ai passé des moments géniaux. J'ai grandi. Contrairement à pas mal de membres actifs de la communauté, je ne me suis pas dirigée vers l'informatique, le multimédia, ou les études en rapport avec Internet. Mais quand même : ça m'a apporté énormément, à beaucoup de points de vue. Franchement, aujourd'hui, si je n'avais pas connu Webidev, je ne serais pas du tout la même, je n'aurais pas du tout le même rapport au monde et aux gens, et surtout je n'aurais pas du tout le même rapport à Internet (même, très probablement je ne serais pas ici).

     Grâce à Webidev, j'ai pu créer des tas de choses, sans me prendre la tête, et sans m'en rendre compte j'ai beaucoup appris sur la programmation (ça m'a même aidé quand on a commencé à travailler les algorithmes en maths au lycée) et en terme de graphisme.

     Aujourd'hui, je n'ai plus vraiment le temps de développer des sites sur la V2 (deuxième version) de Webidev (plus haut vous avez le lien de la V1 qui n'est plus corrigée, tandis que la V2, développée par un nouvel administrateur, est amenée à évoluer et à proposer plein de nouvelles possibilités et tout, bref, c'est déjà top, et ça va l'être de plus en plus avec le temps), mais j'essaye d'y passer de temps en temps pour voir ce que ça donne. Alors, autant au niveau de la communauté, ça bouge pas beaucoup pour l'instant (faut dire que le site en est à ses débuts), autant au niveau de la plateforme, ça gère. Donc voilà, je me permets mon petit coup de pub, rédigé à la va-vite en 5 minutes : si vous voulez créez votre site sans savoir programmer, allez sur Webidev, et si vous connaissez de jeunes enfants qui s'amusent à créer des trucs, envoyez-les sur Webidev, ils apprendront plein de trucs (c'est pour leur bien, c'est mieux que de jouer aux jeux vidéos ou la télé !).

     

     

    (Oui, j'ai fait mieux en terme d'articles. Mais que voulez-vous, ce qui compte ce n'est pas ce que j'y dis ici, c'est Webidev.)


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