•  

     Parmi l'une des évolutions plaisantes du langages, il y a celle de l'expression ne t'inquiète pas, qui était même à la base ne t'inquiète, puisque la négation était exprimée avec la particule ne.

     Evidemment, par la suite, à cette particule s'est ajouté le pas, pour marquer encore la négation, ce qui a donc donné ne t'inquiète pas ; mais comme plus on parle et plus on a tendance à supprimer ce qui est inutile (pensez au s d'hôpital qui a été mangé par l'oralité, quand l'hospitalité a gardé le sien, parce qu'il s'agit d'un mot moins courant...), notre ne t'inquiète pas s'est vite transformé en t'inquiète pas (le ne finira un jour par (n')être plus qu'un lointain souvenir, pauvre de lui).

     Puis, par évolution encore, souci de rapidité (la langue adore faire des raccourcis), le pas a disparu, si bien que maintenant on ne dit plus que t'inquiète !. Finalement, il n'y a plus aucune trace de négation*, ce qui fait que notre T'inquiète actuel signifie en réalité littéralement : inquiète-toi !

     

     Cet exemple de l'évolution de la langue me fait toujours sourire, quand j'y pense, ou quand je l'entends. Mais pour autant, je ne m'inquiète pas...

     

    * Bon, en fait, avec un impératif dont le COD est un pronom, le pronom est après le verbe en cas de proposition positive (inquiète-toi, le toi est après le verbe), et avant le verbe en cas de proposition négative (ne t'inquiète pas, le t' est avant le verbe). Donc on peut considérer que l'ordre des mots de la proposition constitue une trace de cette négation. Mais quand même...


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  •  Je demande pardon d'avance aux brocolis que je m'apprête à offenser dans mon article. Ce n'est pas que je ne vous aime pas, mais je vous préfère loin de mon assiette. Puis c'est pas cool d'être mangé, hein ? Gentils brocolis, soyons amis. C'est mal, de manger ses amis.

     Je demande pardon d'avance aussi aux croyants et amateurs de brocolis susceptibles qui vivront mal la lecture de cet article.

     

     Mesdames et Messieurs, vous qui cherchez le sens de la vie, et désespérez de penser que c'est trop compliqué, la vie, et que de toute façon elle est absurde et vaine, et que c'est vraiment de la merde, laissez-moi vous proposer un petit jeu d'imagination.

     

     Imaginez Dieu. Imaginez que Dieu est tout seul parce qu'il n'a pas encore créé le monde.

     Jusque-là, ça va, rien de très nouveau. Maintenant, imaginez que Dieu est un brocoli. Oui, un brocoli tout vert et tout dégueu (là, je parle du goût : désolée pour les amateurs de brocolis, et désolée pour les croyants pour qui c'est carrément blasphématoire d'avoir ces considérations sur Dieu). Pour ceux qui trouvent ça chelou, réfléchissez un peu : le brocoli a quand même une forme beaucoup plus naturelle qu'un être humain. C'est une espèce de jaillissement vert, de tronc qui s'élance vers des branches qui elles-mêmes débouchent sur des petites sphères vertes. C'est esthétique, au fond, un brocoli, à défaut d'être bon (toutes mes excuses pour les amateurs de brocolis, encore une fois). On pourrait modéliser des brocolis avec des fractales. Pourrait-on modéliser un être humain avec des fractales ? Je ne pense pas. Un être humain ne possède pas la même symétrie esthétique qu'un brocoli, il faut l'admettre : et bien que j'apprécie l'esthétique d'un corps humain (voyez-vous, je suis humaine), je suis obligée de reconnaître que dans l'absolu, le brocoli est une forme plus naturelle. (Et à choisir, je préfère manger du brocoli que de l'humain.)

     Dieu est un brocoli, donc. Maintenant, imaginons que notre Brocoli divin se mette à créer le monde. Pouf, l'univers, le système solaire, la Terre, l'eau, les plantes (les arbres ressemblent un peu à Dieu, quand on y pense), puis même des brocolis, ces plantes divines à l'image de Dieu. Il y a aussi les animaux et les humains, ces trucs grands et bizarres et même pas verts mais qui vont développer une sorte d'intelligence. Si on passe tout ça en accéléré, on se retrouve directement au moment où vous râlez, et où vous dites « Putain, de toute façon, ça me casse les couilles, la vie c'est trop compliqué, ça a pas de sens, c'est absurde, c'est vain, et c'est vraiment de la merde » (en substance).

     Ah oui mais non ! Vous oubliez que Dieu existe, et que Dieu est un Brocoli (majuscule parce qu'on respecte les brocolis, ces choses divines et pas moins dégueulasses). Il faut donc que toutes les créatures sur Terre tentent de se rapprocher de Lui pour surpasser leur misérable condition et s'élever vers la spiritualité divine : autrement dit, pour cela, il faut... Manger des brocolis (pour ingérer une substance divine qui vous rapprochera de Lui) ! Eh oui. Vous râliez parce que la vie n'a aucun sens ? Eh bien maintenant, elle en a un : à vos brocolis.

     

     

     Sceptiques ? J'ai peut-être été un peu vite dans ma démonstration, c'est vrai. Il n'empêche que manger des brocolis est quelque chose de beaucoup plus naturel que faire le Bien : autant il est difficile de s'accorder sur la nature du Bien (ce qui présume encore que le Bien en soi existe : encore faudrait-il le prouver), et tout un tas de philosophes et théologiens et autres humains se sont entre-déchirés dessus ; autant même une vache trouvera naturel de manger un brocoli et le fera spontanément. (Oui, Dieu est cool, il donne un sens très simple à votre vie, et ni très compliqué à trouver, ni très compliqué à réaliser. En plus, avec ça, vous faites le plein de vitamines.)

     

     Mais, Chapo Chapi, puisque manger des brocolis est le but de toute créature sur Terre, pourquoi est-ce que ça nous paraît si dégueu ?

     Parce que ce ne serait pas drôle, si c'était évident ! Pour que vous prouviez votre courage et votre valeur, il faut que vous affrontiez des difficultés (ici : le goût du brocoli) !

     

     Non, et surtout, parce que je vous ai raconté n'importe quoi. Ahah. (Quoi, vous vous en doutiez ? Vous n'êtes pas drôles.) La vérité, c'est qu'on ne sait pas quel est le sens de la vie. On n'a pas réussi à se mettre d'accord dessus, entre humains, et de toute façon, quand bien même on aurait été d'accord, ça n'aurait pas forcément voulu dire qu'on avait raison. Donc, rassurez-vous : pas besoin de manger des brocolis au dîner ce soir, vous avez toute mon approbation pour vous gaver de pizzas (avec ou sans ananas : je ne rentrerai pas dans le débat).

     On ne connaît pas le sens de la vie. Mais tant mieux ! Vous vous rendez compte, si on connaissait le sens de la vie, on se sentirait obligé d'agir en conséquence et de se gaver de brocolis : la misère !

     Mais, Chapo Chapi, on pourrait aussi imaginer que Dieu est un carré de chocolat, et là, la vie serait bien plus chouette ! (Oui, je suis parano et je vous imagine me contredire à tout va, mais chut. C'est aussi pour faire avancer mon article.) Alors, déjà, le chocolat est un produit fabriqué par l'humain, et il est beaucoup moins naturel qu'un brocoli, donc ce serait plus difficile à justifier que le brocoli. Mais comme je suis une grande âme, imaginons que Dieu est un Carré de Chocolat. Eh bien, figurez-vous que ça revient au même (n'en déplaise à vos papilles) : brocoli ou chocolat, si le but de notre vie c'est d'en manger, ce n'est pas drôle. (Ne serait-ce que parce que vous finiriez par être écœurés, à force d'en manger matin midi et soir.) Dans un cas comme dans l'autre, il y a forcément des gens qui n'aiment pas ça (si, si, je connais des gens qui n'aiment pas le chocolat : je prie chaque jour pour leurs pauvres âmes). Pour ces personnes, c'est triste : le but de leur vie c'est de faire un truc qu'elles n'aiment pas. Et puis quand même, c'est triste, toute notre vie serait une espèce de grand contrôle où plus on mange des brocolis (ou du chocolat, dépend de l'hypothèse que vous avez choisie), plus on réussit. Vous imaginez la pression ? Constamment vous sauriez à quel point vous êtes dans l'échec.

     

     Eh puis, puisque le sens de la vie est si simple, ça ne vaut plus la peine qu'on s'interroge dessus. Gavons-nous de brocolis – et passons donc à côté de plein d'autres choses intéressantes, de réflexions, de remises en question, de découvertes.

      Car la vie a peut-être un sens, mais tout du moins nous ne le connaissons pas : et c'est tant mieux. Ça nous laisse la possibilité de se poser des questions sans y trouver de réponses immédiates, et donc de chercher. De penser trouver des réponses. De se rendre compte qu'on s'est trompé. De se remettre en question. De découvrir des choses, aussi, en passant.

     Ne pas savoir le sens de la vie, c'est être forcé d'agir comme si elle n'en avait pas. Et donc, d'être libre de choisir ce qui fait sens pour nous. Car vous êtes libres de manger des brocolis ou de n'en pas manger, mais ce sera votre choix à vous, issu de vos convictions (ou de la cantine, pour les plus misérables d'entre vous). Puisque la vie n'a pas de sens, trouvez le vôtre, trouvez celui que vous aimeriez qu'elle ait. Croyez-moi, c'est beaucoup plus plaisant que de manger des brocolis. Plus difficile, moins évident, peut-être : mais là, sans doute, est le plaisir.

     Donc, si on reprend à partir du moment où vous dites « Putain de bordel de merde, de toute façon la vie n’a aucun sens, c’est de la merde, j’en ai marre, ça me casse les couilles ! » (oui, vous êtes très vulgaires), voilà ce que je pourrais vous répondre : mais oui, la vie n'a aucun sens ! Mais c'est quand même mieux, non ? Imagine que le sens de ta vie soit de faire un truc pour lequel tu n'es pas doué-e, ou que tu n'aimes pas ! Là, c'est à toi de trouver son sens, à la vie... C'est pas mieux comme ça ?

     

     N'en déplaise aux brocolis, qui un instant furent l'incarnation de Dieu, Dieu n'est probablement pas un Brocoli – Dieu peut-être n'existe même pas (mais ça, ça relève de vos croyances personnelles, et ce n'est pas le sujet). Manger des brocolis n'est donc pas le sens de notre vie, et c'est tant mieux ; car la vie n'a pas de sens (ou tout du moins, comme nous n'en connaissons pas le sens, nous devons considérer qu'elle n'en a pas), et ça aussi, c'est tant mieux.

     Car la vie n'a pas de sens : elle en a donc un, celui de le trouver.


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  •  En réalité, ce n'est pas de cette affaire en particulier dont je veux parler, mais puisqu'elle est venue s'ajouter à une réflexion que j'avais déjà commencée il y a un certain temps, je vais partir de là : cette histoire d'un adulte de 28 ans, jugé pour « atteinte sexuelle sur mineur » plutôt que pour « viol » (sur une fille de 11 ans)(Voilà, vous avez un lien vers l'article du Monde. Si vous préférez d'autres sources d'information, il vous suffira juste de taper « Sarah 11 ans » sur Google, vous tomberez sur pléthore d'articles.)

     Inutile de préciser et pourtant je le fais, je sais que cette histoire me révolte. Bien évidemment, je n'ai pas tous les éléments du dossier en main, et il va de soi que l'inculpé a le droit à un procès juste et équitable, dans lequel il peut défendre ses intérêts (rappelons que c'est un des principes de la démocratie).

     Néanmoins, il me semble ici que la qualification de « viol » est appropriée, puisque l'ascendant moral (établi par l'âge de l'homme par rapport à la fille) crée une contrainte psychologique dont il est difficile de se dégager (édit : c'est même écrit dans le Code Pénal, en fait). En outre, le premier acte sexuel ayant été fait dans un ascenseur, on peut considérer qu'il s'agit d'un lieu clos ne permettant pas la fuite, et qui contribue donc à l'exercice de la contrainte psychologique ; dans la liste des (nombreux) arguments démontrant qu'il s'agit plutôt d'un viol, ajoutons aussi que la fille était sûrement tétanisée et qu'elle n'a pas su réagir, ce qui est courant chez les victimes de viol – et c'était là mon dernier argument, car la liste est longue. Enfin, qu'importe. Il n'y a pas eu de refus explicite de la fille, et donc elle est considérée comme consentante, et par conséquent il n'y a pas eu de viol, voilà où l'affaire en est, actuellement.

     

     Cette affaire soulève un certain nombre de problèmes qu'on n'a certainement pas fini d'évoquer. Le fait de considérer qu'ici il n'y a pas eu de contrainte exercée, de ne pas prendre en compte l'état psychologique d'une personne qui subit un viol,  de penser qu'une personne qui est sexuellement mineure peut donner un consentement éclairé, etc. Mais à vrai dire, ce qui me pose problème (et j'en viens au cœur de l'article), c'est que tout repose sur la notion de consentement, considéré ici comme l'absence d'un refus (vous savez : qui ne dit mot consent). Le consentement est ici défini négativement, puisqu'il s'agit d'une absence de refus : autrement dit, par défaut, il est présent – puisqu'il est présent tant qu'il n'y a pas de refus explicitement exprimé.

     Un autre problème du mot consentement réside aussi dans son usage, dans le sens courant qu'on lui donne : on peut très bien dire qu'une personne consent à quelque chose qu'elle ne désire pas vraiment. Je ne suis vraiment pas pour la réalisation de ce projet, mais puisque tu insistes, bon, j'y consens. Le consentement peut donc aussi inclure la concession, et même, souvent, il sous-entend qu'il y a eu concession : on sent bien que consentir est plus passif et même beaucoup plus faible que vouloir, qu'il n'implique pas de vouloir, que parfois même il va à l'encontre de ce qui est voulu. Ce n'est pas vraiment ce que je veux, mais bon, dans l'absolu, je ne suis pas 100% contre ; bon, j'y consens. Dans ce cas-là, il n'y a pas de réelle envie de la part de la personne qui consent, mais pourtant, elle consent. Maintenant, dans un contexte juridico-sexuel, est-ce qu'il y a aussi cette notion de concession sous-entendue derrière le terme de consentement ? Peut-on dire d'une personne qui n'a pas vraiment envie de réaliser un acte sexuel mais le fait quand même pour une raison ou pour une autre (envie d'échapper aux représailles par exemple...) qu'elle est consentante ?

     C'est de ce terme de consentement, à mon avis, que découlent toutes ces histoires qui révoltent les gens, ces histoires où on parle du consentement présumé d'une victime d'agression sexuelle. Le consentement est présumé, puisqu'il y a absence de preuve de refus explicite : il est donc par défaut présumé, et la victime doit donc prouver qu'il y a eu tentative de refus. Alors, peut-être qu'au lieu d'essayer de prouver à chaque fois qu'il n'y avait pas consentement, il faudrait changer de terme. Plutôt que de parler de consentement, parlons de désir. Avec le mot désir, il n'y a plus ce flou du consentement : le désir n'est jamais que positif, ne pas dire que je ne désire pas, ce n'est pas montrer que je désire. Qui ne dit mot ne désire pas pour autant. Le désir doit être exprimé, affirmé, pour qu'on puisse établir qu'il était présent. Il ne peut jamais être présumé. Pire : si je ne désire pas, rien ne peut me pousser à désirer (je peux tout au plus désirer de désirer, mais navrée, cette salade verte je ne la désire pas, et moi-même je n'y peux rien).

     Une relation sexuelle saine ne se déroule dès lors plus entre des personnes conscientes et consentantes, mais entre des personnes conscientes et désirantes. (Le sexe n'est-il pas avant tout une histoire de désir ?)

     Et ainsi, quand bien même on peut arguer (d'une façon plus ou moins douteuse) qu'il y a consentement (c'est-à-dire absence de refus), on peut moins facilement dire que la victime d'agression sexuelle manifestait du désir...

     

     Je m'arrête ici pour cet article : ce n'est donc qu'une ébauche de réflexion. De toute façon, comme je l'ai dit plus haut, je n'ai pas de connaissances juridiques, je ne maîtrise sans doute pas tout à fait la notion de consentement, et probablement je n'ai pas pensé à toutes les implications de la notion de désir que je propose. Mais vraiment, je pense qu'il serait parfois plus approprié de parler de désir, plutôt que de consentement – et tout du moins, le sujet mérite qu'on s'y penche.


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  •  C'est en 2005 qu'on fit les premières observations de la planète naine Éris, que vous ne connaissez peut-être pas parce qu'elle a le tort de n'être qu'une planète naine (autrement dit, elle n'en impose pas assez pour être seule sur son orbite, donc ce n'est pas une vraie planète... On dit que la taille ne compte pas, mais quand même). Branle-bras de combat chez les astrophysiciens qui ont beau avoir la tête dans les étoiles, mais sont bien conscients qu'on ne peut pas demander aux petits écoliers d'apprendre les noms de centaines de planètes : or, cette découverte amène à penser qu'il y a des centaines d'autres objets de taille semblable dans le Système Solaire, qu'on devrait alors aussi qualifier de planètes, justice oblige (Éris étant plus grande que Pluton).

     C'est ainsi que surgit, par surprise, la question suivante, lors d'un congrès de l'Union Internationale d'Astrophysique à Prague : qu'est-ce qu'une planète ? Et, allant avec cette question de définition, celle-là : Pluton est-elle encore une planète ? (Pluton n'a pas cessé d'être une planète : elle ne l'a jamais été. La définition étant pensée pour être intemporelle, elle vaut rétrospectivement. Aussi la phrase « Pluton était une planète » est fausse, il faut penser « Pluton était considérée comme une planète ».)

     Comme on sait, la question affola beaucoup les gens qui avaient appris qu'il y avait neuf planètes et se rendaient compte que désormais c'était huit, et les Américains, dont Pluton était la seule planète dont ils pouvaient se targuer de la découverte. Ce qui n'empêcha pas la sentence de tomber : huit planètes, et Pluton, Éris et tous leurs semblables seraient des avortons de planètes planètes naines, mais n'auraient pas le statut de vraie planète (toutes mes condoléances pour les fervents défenseurs de l'amendement 13b).

     Pauvre Pluton, pas vrai ? Rejetée au fin fond des ténèbres du Système Solaire, exclue du cercle des dieux... Eh, attendez. Ça ne vous dit rien ? Pluton, ou pluton plutôt Hadès dans la mythologie grecque, alias le dieu qui doit rester aux Enfers et par conséquent est rejeté du Cercle des Olympiens. Drôle de coïncidence...

     Si vous êtes curieux, vous pouvez aussi chercher l'histoire d'Éris dans la mythologie grecque. Vous trouverez alors que c'était la Déesse de la Discorde qui causa même la guerre de Troie. Tiens, tiens... Les noms augurent parfois bien des choses.


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