• Valse

     (Je ne me foule pas, je ne fais que reposter ici un poème écrit en 2014 (si longtemps, déjà !), sur lequel je viens de retomber, et que j'aime toujours un peu. Pardonnez la versification douteuse...)

     

     

    Valse

    Et soudain dans le froid de la nuit elle s'élance
    Fragile silhouette
    Dont les yeux rieurs, emplis d'extravagance,
    Vous font tourner la tête.

    Ses jambes fines tournoient dans l'air silencieux
    Sur un rythme dément,
    Qui, bien que n'étant que dans son esprit furieux,
    L'entraîne diablement.

    Puis, virevoltant dans la nocturne atmosphère,
    Elle éclate d'un rire
    Allumant dans ses prunelles une lumière
    Qu'on nommerait délire.

    Rien ne pourrait arrêter la folle Joconde
    Car c'est dans sa psychose
    Qu'est sa sensation d'avoir conquis le monde
    A son apothéose.

    Comme elle aime parfois flirter avec le vide
    Cette fille de nuit
    Fait parfois tenir sa vie à un fil, placide :
    C'est pour chasser l'ennui.

    Ah, qu'elle est belle, dans ses divagations !
    Mais la grâce incarnée
    En train de danser avec l'aliénation
    Ce n'est qu'une araignée !

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